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Les tendres plaintes / Yôko Ogawa

29 Déc

Les-tendres-plaintes_5594 Je retrouve toujours avec grand plaisir Yôko Ogawa. Cet univers commençait à me manquer et ce titre n’est pas resté longtemps dans ma pile à lire. Comme je l’ai commencé pendant ces vacances, très light au niveau de l’emploi du temps, sa lecture n’a duré que quelques jours. J’en sors tout juste. Ravi.

C’est presque un huis clos. La narratrice se réfugie dans un chalet perdu au fond des bois. La seule maison proche est celle de son voisin, qui héberge une femme. Sorte de ménage à trois ? Non. Quatre ! Le clavecin a toute sa place. L’homme est en effet facteur de clavecins et cet instrument a une place importante dans le roman.

Roman plutôt doux. Comme les auteurs japonais savent l’être. Comme Yôko Ogawa sait l’être. A sa façon et émaillé des détails propres à son univers.

Le temps passe doucement dans cette forêt. Les différents moments décrits nous absorbent pleinement. La description de ces séquences, la façon dont sont dépeints les sentiments et les rapports humains sont superbes.

« Tout était parfaitement équilibré : le piètement et la caisse, les droites des cordes et les courbes de la rosace, les touches blanches et noires, les arabesques qui brillaient en doré et l’ombre portée des trois pieds. C’était le monde qui s’écoulait entre Nitta et Kaoru »

« Les tendres plaintes » est une pièce pour clavecin de JP Rameau.

Bien sûr, à la fin du roman, on a envie de découvrir ce titre. Assez étonnamment la première réponse fournie par Google est une interprétation au Japon et dans les pages Google suivantes, les japonais sont largement sur-représentés. Un attrait particulier des japonais pour ce titre ?  Un peu comme le succès de La lettre à Élise en France (qui fait peut-être un bide au japon) ? Je ne sais pas ! Mais je vous propose ces deux versions, pas au clavecin mais au piano (on voit Kaoru lorsqu’on voit cette belle japonaise) et à la guitare (je m’attaquerai à ce morceau dans … un certain temps !)