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Laurent Gaudé / Les oliviers du Négus

5 Jan

Les oliviers du négusLa fin des vacances approche et je n’ai pas résorbé ma pile, non pas à lire, qui tombe rarement à zéro, mais ma pile à « commenter » !

Alors je vais m’offrir ce qui sera probablement le petit dernier de ces vacances, un bon Laurent Gaudé, moins noir que sa moyenne. Quoique …

Les oliviers du négus c’est un recueil de quatre nouvelles. La première c’est le titre du recueil (on va se passer de la fameuse éponymie qu’on retrouve à toutes les sauces !) : Les oliviers du négus. Un décès, l’évocation d’un personnage qui mérite notre attention. Classique. Toujours réussi par Gaudé.

La seconde c’est Le Bâtard du bout du monde. Une histoire qui ne m’a vraiment pas passionné dans une ambiance de légion romaine qui n’attire pas plus que çà mon attention, Astérix exclus !

Les deux dernières sont vraiment au contraire deux textes qui m’ont beaucoup plu. Je finirai à terre est dans le domaine du fantastique une vraie réussite. Il y avait un autre texte de ce genre dans un autre recueil ou livre de Gaudé avec une évocation des combats de tranchées de la première guerre mondiale où les gusses devenaient fous. On retrouve son talent intact dans ce domaine !

Enfin, last but not least, Tombeau pour Palerme évoque l’attentat du juge Falcone, quand la mafia avait littéralement fait sauter une portion d’autoroute pour avoir sa peau. Le récit à la première personne est celui d’un autre juge qui parle de cet attentat et qui a compris alors que ces jours étaient comptés. La peur qui n’est pas une peur ordinaire. L’assurance que l’info qui permettra à la mafia de le descendre sera fournie par l’un de ses proches qui le trahira. Ses derniers moments et même un peu au delà (la force du roman !). Magnifique !

Prendre ce recueil pour ne lire que les deux dernières pourrait même être suffisant tant ces deux nouvelles sont réussies (mais vous pourrez vous laisser tenter par les deux autres. Dans l’ordre du recueil dans ce cas !!)

« Ces instants-là. Presque rien. Une tranche d’espadon frottée de tomates. Un café bien serré. Le regard de Toto Pizzo, prévenant et discret. Quelques minutes volées au poids des choses qui suffisaient à rendre une journée plus légère ».