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Alice Ferney / Grâce et dénuement

30 Déc

Grace-et-denuement Dans ce flash back qui m’amène à piocher dans la liste des livres lus ces derniers mois, il faut choisir : « quel serait le prochain livre dont j’aimerais parler ? »

Il y en a qui m’ont beaucoup plu (d’autres moins, ce sera pour plus tard !). Pas toujours forcément très gais donc évitons en cette période de fêtes.

Il y en a quelques uns qui permettent de retrouver son optimisme (ou le conserver, ou le doper, selon le moment. Je vous laisse prendre le mot qu’il convient selon votre humeur en cet instant !).
Grâce et dénuement est de ceux-là. Sans voir le monde en rose, sans occulter les difficultés, mais en regardant demain, en espérant mieux, en œuvrant pour cela.

Il y a probablement des livres qui stimulent la haine et le rejet de l’autre mais ceux-là je ne les lis pas ! Il y a des livres qui portent un esprit d’ouverture, de tolérance. J’aime ! Grâce et dénuement nous immerge dans le monde des gens du voyage. Sans les montrer comme des anges, sans voir en eux des Gipsy Kings qui chantent avec les guitares autour d’un feu de bois par une belle soirée d’été dans un beau paysage. Mais en les retrouvant chaque semaine, dans le froid et la boue d’un terrain vague, pour partager avec eux un peu d’humanité. Donner … et recevoir !

C’est aussi un livre qui fait la part belle au livre. Ce thème de récit m’intéresse toujours. Un jour, comme on se débarrasse de l’écriture cursive aujourd’hui, on considèrera que le livre n’est plus utile ? Voire néfaste ? …..

La narratrice va toutes les semaines dans un camp de quelques caravanes de gens du voyage et lis des livres aux enfants. Petit à petit, on l’accepte dans ce monde. On lui parle, de tout et de rien. La description de cet univers paraît enfin réaliste sans être voyeur, en dépassant les clichés. Je ne sais pas comment Alice Ferney a réussi à donner ce réalisme au récit. Je n’ai pas encore cherché à savoir, le ferai-je ? …

Toujours est-il que c’est un beau petit (par son nombre de pages) livre à savourer d’une traite un dimanche d’hiver. Au chaud …

Quand les gosses n’ont pas de chambre, pensait-elle, çà sert à rien de les coucher tôt. Ils dorment pas, ou bien les autres sont obligés de vivre comme des poules. Mais elle resta silencieuse. Qu’est-ce qu’elle pouvait connaître de la vie des Gitans celle-là ? Il faut coucher votre fille plus tôt dit l’institutrice.

PS : en allant le chercher dans la bibliothèque et en le reprenant en main pour en extraire ces quelques lignes, je m’aperçois qu’il fait 288 pages ! j’en avais gardé le souvenir d’un livre de moins de 200 pages. Il se lit tellement bien et sa mise en page se traduit par des lignes très courtes.
288 pages de petites lignes finalement !

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