Claire Keegan / A travers les champs bleus

18 Mai

A travers les champs bleusVoilà ce qui arrive lorsqu’on lit un bouquin parce qu’on a bien aimé un autre livre de l’auteur et bien que toutes les conditions ne soient pas réunies pour le lire : c’est laborieux et on en tire rien de bien ! J’avais beaucoup aimé Les trois lumières de Claire Keegan. Quand j’ai commencé à lire ce recueil de nouvelles je n’étais pas en forme et n’avais beaucoup de temps. Il n’y avait pas dans ma vitesse de lecture cette vitesse critique qui permet de rester dans l’ambiance. Je n’ai pas pu vraiment apprécié ce livre. C’est d’autant plus dommage que je n’essaie jamais de recommencer dans un tel cas. Ces livres sont alors condamnés à figurer comme méconnus et sans statut dans ma bibliothèque. Y aurait-il aussi de l’injustice pour les livres ? ….

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Rue des voleurs / Mathias Enard

17 Mai

Rue des voleursC’est amusant ça : chez Actes Sud le bonhomme regarde à gauche et quand le roman paraît chez Babel ce même bonhomme regarde à droite. Allez comprendre …
Ce n’est évidemment pas le plus important.

C’est le deuxième livre, en ce dimanche où je rattrape mon retard de blog, que je serais tenté de recommander. Moins « urbi et orbi » que le Laurent Gaudé parce qu’il y a une réserve : tout dépend comment on aborde le sujet islamiste…

S’il n’y a pas de positionnement particulier vis-à-vis de ce sujet alors go ! Ce livre de Mathias Enard est aussi bon que ces autres livres et je vais continuer ma lecture exhaustive de cet auteur !!

Dans cet ouvrage le narrateur est un jeune marocain en proie à différents tourments et à une passion : le livre ! Le tout fait un mélange assez savoureux, parfois difficile lorsqu’il s’agit du combat des musulmans. Les sujets sont abordés comme j’aime, j’allais écrire sans caricature …

Comment quitter son pays, comment rejoindre l’Europe, à quel prix ….

Un très beau livre et, décidément, un excellent auteur.

« Bassam observait les planchistes d’un air incrédule et c’est vrai que pour un novice leur activité était des plus déroutantes ; ils parcouraient à peine quelques mètres sur la place, essayaient une figure, un bond ou un sautillement qui paraissait dérisoire et se soldait toujours par le même résultat : la planche se retournait, tombait sur le sol, et son propriétaire se retrouvait à pied, le temps de récupérer son engin et de recommencer, comme Hassan le fou tournait éternellement […] »

PS : je n’aurai pas su écrire mieux mon sentiment vis-à-vis des skateurs …..