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Claire Keegan / A travers les champs bleus

18 Mai

A travers les champs bleusVoilà ce qui arrive lorsqu’on lit un bouquin parce qu’on a bien aimé un autre livre de l’auteur et bien que toutes les conditions ne soient pas réunies pour le lire : c’est laborieux et on en tire rien de bien ! J’avais beaucoup aimé Les trois lumières de Claire Keegan. Quand j’ai commencé à lire ce recueil de nouvelles je n’étais pas en forme et n’avais beaucoup de temps. Il n’y avait pas dans ma vitesse de lecture cette vitesse critique qui permet de rester dans l’ambiance. Je n’ai pas pu vraiment apprécié ce livre. C’est d’autant plus dommage que je n’essaie jamais de recommencer dans un tel cas. Ces livres sont alors condamnés à figurer comme méconnus et sans statut dans ma bibliothèque. Y aurait-il aussi de l’injustice pour les livres ? ….

Ouragan / Laurent Gaudé

17 Mai

OuraganJ’ai une pile de livres à ma gauche sur le bureau à propos desquels je n’ai pas encore écrit sur ce blog. Il y en a pour lesquels je me dis « je me suis fixé comme idée d’évoquer ici tous les livres lus donc je vais en parler » mais bon ….

Ce Laurent Gaudé est d’un autre type, de ces livres que l’on a envie de conseiller à ses potes !

Laurent Gaudé est un auteur que j’aime bien, dont j’ai peut-être lu tous les livres. Ce livre là se situe dans la Nouvelle Orléans, juste avant l’ouragan Katrina, pendant et juste après. On vit le passage de l’ouragan au travers du regard de différents personnages dont les destins vont se croiser pendant ce phénomène météo.

Le talent de narrateur de L Gaudé est entier. Sa façon de parler de l’humanité, ses droits et ses devoirs, trouvent pleinement sa place dans ce contexte. Le choix pour ce roman, de courts passages accordés à chaque personnage, sert bien son style en l’évitant de tomber dans une certaine grandiloquence qui le guette parfois.

Il en sort un livre passionnant que j’ai dévoré … et que je recommande à tous !

« Les hommes ne sont plus maîtres des heures, et au fond, il sent que c’est cela qu’il aime. Peut-être est-ce pour cette raison qu’il a pris la voiture et a roulé droit sur la Nouvelle Orléans, pour perdre le contrôle, parce que, sur la plateforme, l’homme décidait de tout des heures de pompage, de la quantité de pétrole à extraire, il n’y avait plus de nuit ni de jour ni de jour, il n’y avait plus rien que l’activité de l’homme et la nature assujettie, tandis que maintenant, il est face à la brutalité des choses et même atteindre le Superdome est difficile »